USA, Japon, Dijon et Besançon… Estelle Meunier a enseigné l’art floral dans le monde entier.

Pour les fêtes de fin d’année, elle propose aux Bisontins un cours spécial Noël : la création d’un centre de table fleuri.

La préparation spéciale Reine des Neiges d'Estelle Meunier © Radio France
  •     Interview reportage Estelle Meunier

Avec près de 12 degrés dehors en Franche-Comté, certains arbres bourgeonnent à nouveau. Difficile de se croire à Noël, pourtant il va bien falloir dresser la table. Et pour les fêtes de fin d’année, la tendance est à mettre les fleurs sur la table. C’est ce que propose Estelle Meunier aux Bisontins. On a testé pour vous la composition d’un centre de table.

C’est dans son atelier de Besançon qu’Estelle Meunier reçoit chaque lundi ses “brindilles” (comme elle aime appeler ses élèves), pour un cours de décoration florale. Au programme cette semaine : un centre de table pour Noël.

Les élèves d'Estelle Meunier travaillent sur leur composition florale © Radio France

Perchés sur des tabourets ou debout pour les plus courageuses (la classe est entièrement féminine), les “brindilles” découvrent les plantes et les fleurs qu’elles vont travailler aujourd’hui. Estelle Meunier choisit, sélectionne et fournit elle-même les fleurs, branches et autres accessoires destinés à réaliser le centre de table.

Après des études de droit, Estelle Meunier a changé de vocation et intégré l’école des fleuristes de Paris. A 24 ans elle a monté sa boutique “Pensée de violettes” à Pontarlier. Prise de bougeotte, elle est partie enseigner l’art floral aux Etats-Unis et au Japon. Là-bas, l’art floral est une activité très pratiquée : on y va comme à un cours de yoga ou de musique. Estelle Meunier a donc fait le pari de reproduire ce concept dans sa région natale, la Franche-Comté : “Je me suis dit : si les Japonais adore ça, pourquoi ça ne plairait pas aux gens de chez moi ?”.

” Les gens de la profession disaient que je sciais la branche sur laquelle j’étais assise

Elle a monté son premier atelier en 2004. Elle était alors la seule à faire des cours d’art floral dans la région. “Je me suis fait taper sur les doigts par les gens de la profession qui disaient que je sciais la branche sur laquelle j’étais assise”, mais pour elle, face à la concurrence des supermarchés, c’est un moyen d’inviter les gens à aimer les fleurs de qualité et de les faire revenir chez les fleuristes.

Retour à notre cours d’art floral : après la présentation des fleurs, place à la pratique. Cet art exigeant demande patience et minutie. Comptez 2h30 de cours. Un tableau noir pour expliquer l’exercice, une démonstration et un accompagnement des stagiaires : la pédagogie d’Estelle est bien rodée.

Estelle Meunier présente les consignes en n’oubliant pas d’apporter des connaissances sur les végétaux :